L'équipe de France de football est sous le choc après la mise en examen de son chef de la sécurité historique, Mohamed Sanhadji, pour des soupçons d'extorsion de fonds auprès de joueurs. L'affaire, révélée jeudi, concerne des faits qui se seraient déroulés sur plusieurs années et touche des figures majeures du vestiaire.

Sanhadji, 57 ans, surnommé « Momo » ou « La République » par le groupe, est suspecté de recel de détournement de fonds publics, de corruption et d'escroquerie. Il a été placé sous contrôle judiciaire le 16 septembre et ne peut plus entrer à Clairefontaine ni contacter le milieu du football.

Des prêts importants

Sanhadji aurait insisté auprès de chacun pour que cela reste « leur petit secret », ajoutant « sinon je suis mort ».

Un membre de l'ancien encadrement a confié : « On est tombés de l'armoire ». Des perquisitions ont été menées au siège de la Fédération française de football et au domicile de Fayza Lamari.

Le contexte sportif

Cette affaire survient alors que l'équipe de France occupe la première place de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde avec 9 points après trois matches. Elle a concédé un nul 1-1 contre l'Italie samedi et affrontera à nouveau la Belgique ce lundi 5 octobre. Le groupe, qui peut consulter son calendrier, doit maintenant gérer cette turbulence extra-sportive en pleine phase décisive. La forme récente de l'équipe, avec une moyenne de 2,3 buts par match sur les trois derniers mois, et son prochain match contre la Belgique, contre qui elle a marqué 4 buts en 90 minutes lors de leur dernière rencontre, seront scrutés pour voir si la concentration du groupe est affectée.

Background and full detail: Le Figaro