Les Bleus s’apprêtent à défier l’Angleterre ce samedi 18 juillet à 23 heures à Miami pour une petite finale de Coupe du monde 2026. Mais en 1982 et 1986, les Bleus auraient préféré éviter ce match. Platini et les titulaires refusaient même de fouler la pelouse, selon les récits des anciens.
Pourquoi cette petite finale dérangeait-elle les Bleus ?
En 1982, après l’élimination aux tirs au but face à la RFA, la déception était immense. René Girard, milieu de terrain ce Mondial, se souvient : « On était dans la même situation que celle de l’équipe cette année. On est passés à peu de choses près de se qualifier en finale. Donc il y avait forcément de la déception, notamment quand on vise quelque chose d’exceptionnel, c’est-à-dire un titre. » La violente collision entre Patrick Battiston et Schumacher a achevé de plonger l’équipe dans le désarroi.
Bruno Bellone, présent en 1982 et 1986, raconte : « Platini et les titulaires ne voulaient plus jouer. Ils étaient dégoûtés par le choc subi par Battiston et ils voulaient qu’on parte. » Michel Hidalgo, le sélectionneur, a dû insister : « Il nous a dit de nous faire plaisir et qu’on n’avait pas le droit de laisser tomber, en portant le maillot français. » Résultat : une quatrième place après une défaite 3-2 face à la Pologne.
Une revanche en 1986, mais des lacunes physiques
Quatre ans plus tard, l’ambiance changeait légèrement. « On voulait se venger de 82 », explique Bellone. Pourtant, les Bleus s’inclinent à nouveau en demi-finale contre l’Allemagne. « Mais on avait des lacunes physiques », admet-il. La France se console avec une victoire 4-2 contre la Belgique en petite finale. Jean-Marc Ferreri, titulaire ce jour-là, résume l’état d’esprit : « On voulait tous aller au bout et avoir le titre de champion du monde. Et quand tu t’arrêtes comme ça, que tu finis 3e, tu es aux portes du bonheur. Une médaille de bronze, c’est la médaille que personne ne veut vraiment. »
Des souvenirs malgré tout mémorables
Pour ceux qui ont vécu ces matchs, la petite finale reste un souvenir fort. Girard s’amuse : « C’est mon seul but en équipe de France, alors je dis à mes petits-enfants : Papy a marqué un but en Coupe du monde. » Bellone ajoute : « En tant que remplaçant, on nous appelait même les coiffeurs parce qu’on était assis en tribune comme des supporters. On était très contents et fiers de pouvoir disputer un match de Coupe du monde. »
Les Bleus, après leur victoire 2-0 contre le Maroc le 9 juillet 2026, enchaînent cinq succès d’affilée. Leur prochain défi ? Affronter l’Angleterre ce soir à Miami.
