Les Bleus auront un nouveau sélectionneur dès mardi

Les Bleus s’apprêtent à tourner une page historique. Après l’ère Didier Deschamps, Zinédine Zidane prendra officiellement les rênes de l’équipe de France mardi 29 juillet à 11 h, lors d’une double présentation devant le comité exécutif de la FFF puis devant les médias. Le contrat du nouveau sélectionneur a déjà été signé, seul le feu vert du comité exécutif manquait - et il est désormais acté. La France a perdu son dernier match 4-6 contre l’Angleterre le 18 juillet 2026, une défaite qui accélère la transition à la tête de la sélection.

Pourquoi Aulas s’est-il dit « surpris » par les fuites ?

Dans un courriel interne adressé aux décideurs de la FFF, Jean-Michel Aulas avait exprimé son agacement face à la méthode de désignation du futur sélectionneur. Problème : le contenu de son message a fuité dans la presse quelques heures seulement après son envoi. « J'aurais privilégié une concertation plus resserrée », a-t-il expliqué publiquement, pointant du doigt l’absence de confidentialité au sein de la Fédération. « Comment des échanges stricts du comité exécutif ont-ils pu atterrir dans les médias ? Une Fédération ne peut fonctionner que si la confiance entre ses membres est totale. »

Aulas, vice‑président de la FFF et ancien patron de l’Olympique Lyonnais, a ensuite clarifié sa position. Il a échangé longuement avec Philippe Diallo, le président de la FFF, pour désamorcer toute tension. « Je me suis entretenu hier après‑midi avec Philippe Diallo. Nous avons pu échanger sereinement sur cette situation », a-t-il précisé sur X. Une main tendue qui contraste avec les critiques initiales, mais qui confirme l’unité affichée en surface.

Un indice de taille sur l’identité du nouveau sélectionneur

Aulas n’a pas caché son enthousiasme pour le futur coach des Bleus. « Je suis très heureux que la FFF puisse compter, après l’extraordinaire période sous Didier Deschamps, sur une personnalité hors norme pour écrire un nouveau chapitre », a-t-il déclaré. Une phrase qui, pour beaucoup, sonne comme une confirmation déguisée de l’arrivée de Zidane. L’ancien Ballon d’Or, déjà pressenti depuis des semaines, devient ainsi le grand favori pour succéder à Deschamps après la Coupe du Monde 2026.

La FFF, elle, mise sur la discrétion pour cette transition. Après une série de quatre défaites consécutives (dont le revers face à l’Angleterre), l’institution veut tourner la page sans vagues. Le nouveau sélectionneur héritera d’une équipe en reconstruction, avec des questions sur la défense et l’animation offensive. Les Bleus, actuellement privés de Hugo Ekitiké, enchaînent une série de cinq matchs sans victoire (1 victoire, 4 défaites) et affronteront la Turquie à l’extérieur le 25 septembre 2026. Une tâche immense attend le successeur de Deschamps, quel que soit son nom.